Accueil > Blog > Comment vos fenêtres impactent directement votre nouveau DPE Fenêtres Comment vos fenêtres impactent directement votre nouveau DPE Depuis le 1er janvier 2026, le DPE a changé de méthode de calcul. Beaucoup de propriétaires ont vu leur étiquette évoluer — parfois d’une classe entière — sans avoir réalisé le moindre travaux. Pourtant, pour des centaines de milliers de logements encore mal classés, la note reste insuffisante, et les fenêtres y jouent un rôle direct. Parois vitrées, coefficient thermique, matériau du cadre : chaque détail de vos menuiseries extérieures entre dans l’équation du DPE. Le DPE 2026 : ce qui a changé et pourquoi vos fenêtres sont dans le viseur Depuis 2021, le DPE est juridiquement opposable, et depuis 2025, il déclenche des interdictions concrètes de mise en location. La réforme entrée en vigueur au 1er janvier 2026 a modifié l’une des variables fondamentales de son calcul. Mais cette évolution ne bénéficie pas à tous — et les logements dont l’enveloppe reste mal isolée, notamment par les fenêtres, n’en sortent pas gagnants. Le nouveau coefficient électrique au 1ᵉʳ janvier 2026 : ce que ça change concrètement Le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. Ce coefficient sert à transformer l’énergie finale consommée (ce que vous payez sur votre facture) en énergie primaire (ce qu’il a fallu produire et transporter pour vous l’acheminer). En l’abaissant, l’État corrige une pénalisation historique de l’électricité — pourtant décarbonée à plus de 90 % en France grâce au nucléaire — par rapport au gaz ou au fioul. Concrètement : un logement chauffé à l’électricité et consommant 10 000 kWh/an se voyait attribuer 23 000 kWh d’énergie primaire avant la réforme. Depuis janvier 2026, ce même logement est crédité de 19 000 kWh, soit 17 % de moins. Sur un logement de 70 m², cela peut suffire à faire monter d’une classe au DPE — sans un seul coup de marteau. En revanche, les coefficients appliqués au gaz et au fioul restent inchangés. Si votre logement est chauffé aux énergies fossiles, cette réforme ne modifie pas votre étiquette d’un iota. Jusqu’à 850 000 logements reclassés : qui sont les vrais gagnants ? Selon les estimations officielles du gouvernement, environ 850 000 logements sortent automatiquement du statut de passoire thermique (classe F ou G) grâce à ce seul changement de coefficient. Les principaux concernés sont les appartements anciens équipés de radiateurs électriques, notamment les petites surfaces urbaines des années 1970 à 1990, souvent pénalisées par l’ancien mode de calcul malgré des équipements électriques relativement performants. Ce reclassement est réel. Mais il ne faut pas s’y tromper : un logement qui gagne une lettre au DPE par ce biais ne consomme pas moins d’énergie, ne produit pas moins de CO₂, et ne coûte pas moins à chauffer. La note administrative s’améliore — la réalité physique du bâtiment, elle, reste la même. Un logement mal isolé reste mal isolé. Pour les logements qui ne bénéficient pas ou peu de ce reclassement automatique — notamment ceux chauffés au gaz, ou ceux dont les déperditions thermiques restent importantes malgré un chauffage électrique — le chantier des menuiseries devient l’un des leviers les plus directs pour améliorer la note. Passoires thermiques en 2026 : les obligations qui durcissent pour les propriétaires bailleurs Le calendrier réglementaire ne laisse pas beaucoup de marge. Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025. Les F suivront en 2028, les E en 2034. Pour les propriétaires bailleurs, les conséquences sont immédiates : loyers gelés pour les passoires thermiques existantes, impossibilité de remettre un bien sur le marché sans rénovation, et perte de valeur progressive face aux logements mieux classés. Certains logements classés G vont passer en F grâce au nouveau coefficient — ce qui leur offre un sursis de trois ans. Mais ce sursis reste précaire. Un bien classé F en 2026 devra de toute façon répondre aux exigences de 2028. Et dans ce contexte, les fenêtres — souvent responsables de 10 à 25 % des déperditions thermiques d’un logement — représentent un point d’amélioration accessible, éligible aux aides, et dont l’impact sur le DPE est mesurable. Les critères de vos fenêtres influencent directement la note DPE Le diagnostiqueur qui réalise votre DPE évalue leur type de vitrage, leur matériau, la présence d’éventuels traitements spéciaux, et l’état général de l’étanchéité. Toutes ces données alimentent directement les calculs de déperditions thermiques intégrés dans la méthode 3CL, qui détermine votre étiquette énergétique. Le coefficient Uw : l’indicateur clé à connaître avant tout Le coefficient Uw mesure la performance thermique globale d’une fenêtre — vitrage et cadre réunis. Il s’exprime en W/m²·K : plus il est bas, moins la chaleur s’échappe. Il résulte de deux composantes : le Ug, qui caractérise le vitrage seul, et le Uf, qui caractérise le cadre selon son matériau (PVC, bois ou aluminium). Pour situer les extrêmes : un simple vitrage en bois des années 60-70 dépasse souvent 5,7 W/m²·K, contre 1,3 ou moins pour un double vitrage argon en PVC aujourd’hui. La chaleur traverse 3 à 4 fois moins facilement. Dernier point pratique : si vous pouvez fournir au diagnostiqueur les fiches techniques de vos fenêtres, il utilisera le Uw réel. Sans justificatif, il applique des valeurs forfaitaires — généralement moins favorables. Simple vitrage vs double vitrage vs triple vitrage Type de vitrage Ug indicatif (W/m²·K) Niveau d’isolation Simple vitrage 5,0 – 5,8 Très faible Double vitrage standard ~1,1 Correct Double vitrage VIR argon 0,9 – 1,1 Bon Triple vitrage 0,5 – 0,8 Excellent Le double vitrage à isolation renforcée (VIR) avec remplissage argon constitue aujourd’hui le standard de référence pour la rénovation. Il combine un bon coefficient thermique, des apports solaires préservés en hiver, et un coût maîtrisé. Le triple vitrage, quant à lui, est pertinent dans les régions plus froides ou pour des constructions passives — mais en Vendée, son surcoût mérite d’être évalué au regard du gain réel sur le DPE. Un point souvent négligé : en réduisant trop les apports solaires (via un vitrage très isolant), on peut limiter la chaleur “gratuite” prise en compte dans le calcul 3CL. Dans certains cas, un double vitrage VIR bien orienté au sud apportera autant de points DPE qu’un triple vitrage — pour un budget inférieur. Le matériau du cadre : PVC, aluminium ou bois — ce que ça change au calcul Le cadre représente entre 20 et 30 % de la surface totale d’une fenêtre. Son Uf pèse donc dans le Uw final, surtout pour les petites menuiseries. PVC : le matériau le plus isolant à l’heure actuelle. Ses propriétés intrinsèques et ses profilés à plusieurs chambres d’air lui permettent d’atteindre des Uf autour de 1,1 à 1,5 W/m²·K. Bois : naturellement isolant, le bois offre des performances proches du PVC (Uf ~1,6 à 1,8 W/m²·K) et répond aux mêmes exigences réglementaires. Aluminium : conducteur thermique par nature, il nécessite impérativement une rupture de pont thermique pour être performant. Sans ce dispositif, le Uf peut dépasser 3 W/m²·K et plomber le Uw global. Avec une bonne rupture thermique, il peut atteindre Uw ≤ 1,2 W/m²·K et satisfaire aux exigences des aides à la rénovation. Changer ses fenêtres : quel gain de note DPE peut-on espérer ? La rénovation de fenêtres est souvent présentée comme une solution miracle pour faire remonter un DPE. Mais la réalité est plus nuancée. Les fenêtres représentent 10 à 25 % des déperditions thermiques d’un logement mal isolé. Ce n’est pas le poste dominant (les combles comptent pour 25 à 30 %, les murs pour 20 à 25 %), mais c’est un levier accessible, visible, et directement intégré dans le calcul du DPE. Dans les logements anciens avec simple vitrage, la différence peut être considérable. De F à C : des exemples de rénovation de menuiseries Exemple 1 — Maison des années 70-80, simple vitrage Un pavillon d’avant les premières réglementations thermiques, avec des fenêtres bois à simple vitrage (Uw ~5 W/m²·K), peut voir ses déperditions par les parois vitrées atteindre 40 % des pertes totales. En passant au double vitrage argon PVC (Uw ≤ 1,3), les besoins en chauffage reculent de 20 à 25 % — et le DPE peut progresser de deux classes, de F à D voire F à C, si le chauffage est également revu. Exemple 2 — Appartement en copropriété, années 80, double vitrage vieillissant Un double vitrage des années 80 affiche souvent un Uw autour de 3 W/m²·K. Son remplacement par un double vitrage VIR argon réduit les déperditions fenêtres de moitié — soit une progression d’une classe DPE réaliste dans la plupart des configurations.Dans les deux cas, le remplacement de fenêtres est nettement plus efficace combiné à l’isolation des combles et, si possible, à une mise à jour du système de chauffage. La pose en dépose totale vs. pose en rénovation : l’impact sur les performances réelles Le gain thermique d’une fenêtre dépend autant de sa qualité que de sa pose. En dépose totale, les ponts thermiques au pourtour sont traités, l’étanchéité à l’air est maîtrisée, et le Uw réel de la fenêtre est pleinement valorisé dans le DPE. En pose sur l’ancien dormant, le pont thermique existant subsiste et la surface vitrée est réduite — le gain sur la note sera moindre. Pour une amélioration DPE sérieuse, la dépose totale est la méthode à privilégier. Elle est d’ailleurs exigée par certains dispositifs d’aide à la rénovation. Les aides financières pour le remplacement de vos fenêtres En 2026, plusieurs dispositifs se cumulent et peuvent couvrir une part significative du coût des travaux. MaPrimeRénov’ : aide de l’Anah accessible à tous les propriétaires (occupants et bailleurs), sous conditions de ressources. Elle finance les travaux par geste — dont le remplacement de simple vitrage — ou une rénovation d’ampleur avec un gain minimum de deux classes DPE. TVA à 5,5 % : taux réduit applicable à l’ensemble des travaux de rénovation énergétique réalisés par une entreprise certifiée RGE, matériaux compris. C’est un avantage automatique, sans démarche supplémentaire. Éco-PTZ (éco-prêt à taux zéro) : prêt sans intérêts jusqu’à 50 000 €, utilisable pour financer des travaux de rénovation énergétique — dont le remplacement de fenêtres. Prolongé jusqu’en 2027, il est cumulable avec MaPrimeRénov’. CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) : dispositif financé par les fournisseurs d’énergie, il prend la forme de primes ou de remises sur les travaux. Le montant varie selon les opérateurs et la nature des travaux. Pour le détail complet des montants, conditions et démarches, consultez notre article : Aides à la rénovation de fenêtres en 2026. Ouest Levant, votre expert fenêtres en Vendée pour améliorer votre DPE Depuis plus de 15 ans, Ouest Levant accompagne les particuliers vendéens dans le remplacement de leurs menuiseries extérieures — installations sur mesure, pose en rénovation, semi-rénovation ou dépose totale, certification RGE. De quoi accéder à l’ensemble des aides disponibles et s’assurer que chaque fenêtre posée compte vraiment dans votre DPE. Demandez votre devis gratuit. Demander un devis
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